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Mes coups de cœur gourmands de l’été 2026

11 août
4 min de lecture

J’aime cuisiner !

J’ai hérité de ma mère un petit talent pour la préparation des plats simples mais vrais. Je la

revois encore, debout devant la cuisinière, les soirs de semaine où elle préparait les dîners

après être revenue tard du lycée où elle enseignait et avant de se lancer dans la préparation

des cours du lendemain ou la correction des copies du jour. Je la revois au temps de Noël

affairée à préparer sa traditionnelle bûche au café et chocolat et d’autres plats pour nous

régaler avec nos proches, je la revois l’été en Sologne dans la cuisine qui servait de salle à

manger et de salon, assise à équeuter des haricots verts, qu’à l’époque je n’aimais que

modérément, en écoutant la radio ou en fredonnant une chanson française. Et j’ai conservé

son livre de recettes incroyable, annotée de son écriture en patte de mouche qui tenait sans

aucun doute autant à sa personnalité forte mais discrète, qu’à une enfance difficile pendant

la guerre et sans grands moyens. Ce Ginette Mathiot, abimé, écorné, griffonné, patiné par le

temps et un usage intensif, c’est le livre le plus chargé symboliquement je crois de toutes les

centaines de livres que j’ai encore aujourd’hui.

Maman cuisinait à la fois par devoir, par habitude et par goût. Ses plats préférés étaient

assez traditionnels et goûteux, globalement simples mais également parfois longs et

complexes en préparation : blanquette de veau, crêpes, buche de Noël, paëlla à la

Valencienne, …). Avec le temps elle s’était mise à cuisiner de nouvelles épices et de

nouvelles saveurs. Mon père hongrois cuisinait également très bien, notamment les viandes

au paprika (poulet, porc ou encore le plus goûteux, l’agneau, servis avec du riz et une sauce

incroyablement onctueuse), la tarhonya (de délicieuses petites pâtes faites de farine, d’œuf

et d’eau), les poivrons marinés et un plat incroyable qui s’appelait « la marche des

grenadiers » composée de pommes de terre, de pâtes et de lardons et de paprika !

J’ai ajouté à ces plats familiaux des compléments sous l’effet d’influences diverses : de mon

mari et de ma belle-famille, venue de l’ancienne Indochine où les épices, le sucré-salé et les

plats mijotés sont une religion, de mes séjours à l’étranger et de mes voyages au Maroc et

ailleurs, de mes amies et notamment Laurence excellente cuisinière en Provence où elle

tient un très bon restaurant à Salon de Provence.

Au fil des 5 années d’existence des Pierres lotoises, la partie cuisine a pris progressivement

de l’importance. Par goût de l’aventure, par goût du partage et puis par goût tout court ! J’ai

un moment commencé une chaine de cuisines sur Instagram pour m’amuser avec

Alexandre, mon fils…il faudra que je reprenne le fil…

J’aime cuisiner, j’aime partager et faire connaitre les produits locaux qui sont si bons en

saveur et en qualité. Encourager les bons producteurs ou revendeurs aux alentours est aussi

au cœur de nos valeurs aux Pierres Lotoises, au cœur d’une région que l’on dit, à tort,

pauvre, car elle est riche de trésors à découvrir.

J’étais tombée l’an dernier sur un site de recettes canadien et sur cette recette formidable de

glace à la lavande et au miel et après avoir vérifié que nos pieds de lavande pouvaient être

utilisés en cuisine, je m’étais mise à réaliser cette glace parfaitement équilibrée en saveur,

en force et en sucre et facile à réaliser (sur deux jours).

Cette année encore, la glace lavande miel est très appréciée et j’aime toujours la faire goûter

y compris à des personnes qui semblent inquiètes de l’utilisation d’une plante d’habitude

réservée à la parfumerie ! Elle fait partie des 12 parfums de glaces et sorbets que nous

proposons actuellement. Aux Pierres Lotoises comme dans mon enfance en Touraine, en


Sologne ou à Oléron, j’ai du mal à concevoir les vacances sans glaces ou sorbets !

L’appareil Gelato de Magimix tourne à bon rythme dans la cuisine pour transformer les

gousses de vanille de Madagascar, les mirabelles de chez Dan et Francesco, les citrons bio

de la biocoop de Sarlat et le Limoncello de Toscane ou encore la menthe et la lavande du

jardin en sorbets ou crèmes glacées servis sur la terrasse ou dans un transat près de la

piscine.

J’ai ajouté cette année, canicule oblige, deux sorbets à déguster en entrée, avec de bons

légumes de saison bien murs : le sorbet poivron rouge et le sorbet citron vert basilic.

Demandez à Stéphane et Nanou du Chocolaté à Brive ce qu’ils en ont pensé !

Les aubergines alla parmiggiana auront également marqué cet été 2026. Ne me demandez

pas pourquoi précisément je me suis lancée dans le travail réellement fastidieux et un peu

ingrat de la préparation de deux kilos d’aubergines qu’il faut préparer, nettoyer, découper en

fines tranches puis faire dorer sur les deux faces …avant de les accommoder avec une

délicieuse sauce mijotée à base de tomates, d’ail et de bonne huile d’olive, de la mozzarella,

du pecorino et du parmesan ! C’est long mais ce plat est aussi coloré que réjouissant et

délicieux ! Impossible de ne pas se resservir !

Il y a quelques semaines, à l’occasion de la fermeture d’une épicerie fine à Martel, ville du

Lot où nous aimons beaucoup nous rendre et que nous conseillons à nos visiteurs, je suis

tombée sur un ouvrage d’Ottolenghi que je n’avais pas et dans lequel j’ai identifié une

pépite : le Ketchup à la banane ! Incroyablement parfumé, assez facile à réaliser mais

nécessitant un certain nombre d’ingrédients d’usage relativement peu courant, stable en

bouche avec même une forme de montée en épices dans la gorge, et dans les jours qui

suivent sa confection (mais comme toujours en cuisine, il faut bien doser), ce condiment

opère un tour de magie formidable : faire revenir au ketchup dont l’origine est chinoise et non

américaine (comme on le pense souvent pour d’évidentes raisons commerciales et de

succès marketing… !) des personnes qui n’ont pas l’habitude de goûter une sauce

composée de poisson fermentée en accompagnement de viandes cuites chaudes ou

froides ; faire apprécier ce fruit parfois considéré comme commun ou trop fort qu’est la

banane, au cœur d’un nectar très subtile ; conduire des personnes dépendantes du ketchup

«  à la tomate » le plus commun à goûter une variante faite maison, originale, bien plus

élaborée et accessoirement bien plus saine que leur compagnon de table habituel…

Glace lavande-miel, aubergines alla parmiggiana et ketchup banane ! Mes trois coups de

cœur gourmands pour cet été 2026.

A venir déguster sans modération aux Pierres Lotoises !




 
 
 

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