Un été particulier aux Pierres Lotoises, en « terre des merveilles »

A la cinquième ( ? ) vague de grosse chaleur dans le Lot, Les Pierres Lotoises n’échappent
pas aux conséquences d’une météo exceptionnelle qui concerne toute la France depuis le
début de cet été 2026 !
Le mot de l’été 2026 est sur toutes les lèvres : « canicule » ! Il vient du latin et signifie
« petite chienne », en référence à la période de forte chaleur que les Romains avaient lié à la
constellation du grand chien, aussi appelée Sirius…En 1870, George Sand évoquait, dans
son journal, un été qu’elle ne croyait « pas possible dans nos climats tempérés », avec des
« journées où le thermomètre montait au-dessus de 45 degrés ». 1976, on s’en souvient,
avait aussi assommé notre pays. Cet été-là, nous le passions avec mes parents, mon frère
et ma sœur, dans le Massif central et même à 800 mètres…les nuits étaient compliquées…
Dans le Lot, les Pierres Lotoises ont bravement traversé, depuis juin, des semaines
marquées par de longues journées sans eau, des nuits sans fraîcheur, une torpeur sans fin
et le silence de toute la nature, assommée par des températures extrêmes que de trop rares
et maigres pluies n’ont pas réussi à revivifier.
Les oiseaux, si nombreux et si variés chez nous, ont souffert mais ils ont pu se rafraichir et
s’abreuver dans les récipients remplis pour eux chaque jour. Jusqu’à trois tourterelles
s’ébrouant ensemble dans cet ancien plat à gratin oblong ! C’était toujours un plaisir de les
voir se précipiter vers la source tant attendue et ces plats de fortune où les guêpes elles
aussi attendaient leur tour. Et que dire de nos chères hirondelles qui, chaque année,
reviennent nicher dans notre buanderie, héritant et transmettant d’année en année, avec une
poésie indéfinissable et obscure pour nous, la mémoire d’un lieu hospitalier où passer la
saison ?
Les chevreuils, les lapins et les lièvres ainsi qu’un blaireau sont venus régulièrement aux
abords des bâtiments pour trouver un peu d’eau, un trou frais ou des fruits juteux.
Les arbres, les plantes, nos rosiers et tous nos parterres de fleurs dont nous sommes si fiers
ont parfois pris une très mauvaise mine mais c’est le potager qui nous a causé le plus de
souci. Nous avons concentré nos efforts de vigilance et de protection sur les tomates, les
courgettes, les concombres et les aubergines…pour une production encore faible à ce jour.
Et, chose incroyable, pour nous qui aimons tant partager nos fruits et légumes et les cuisiner
pour nos visiteurs, la récolte et la distribution de notre petit raisin de table (issu d’un seul pied
très bien taillé au printemps) a précédé celle des tomates !

Et nous dans cette aventure ?
Nos visiteurs ont trouvé chez nous, dans les gîtes et en chambre d’hôtes un repos, un
réconfort notamment pour nos amis bordelais durement éprouvés par les feux de Gironde, et
de la fraicheur grâce à nos climatisations et ventilateurs (deux gîtes et une chambre d’hôtes
sont climatisés, un gîte et une chambre d’hôtes sont équipés de ventilateurs), notre piscine,
les espaces ombragés et bien sûr nos glaces et sorbets maison !

Qu’ils soient venus de tous les coins de l’hexagone, d’outre-Atlantique, d’outre-Manche ou
du nord de l’Europe, nos visiteurs ont apprécié de trouver dans le Lot, terre des merveilles et
des miracles, une oasis et une terre de résilience !
Pour nous, les journées ont commencé encore plus tôt qu’à l’ordinaire, pour prendre soin du
potager et de nos plantations, sortir notre petite chienne Joy, elle aussi éprouvée par la
chaleur, préparer et servir les petits-déjeuners, cuisiner pour la table d’hôtes ou les apéritifs
d’accueil, répondre aux demandes de nos visiteurs et les conseiller sur les visites les plus
adaptées à leurs centres d’intérêt, à la géographie du Lot et aux températures estivales.
Nous avons retrouvé le bienfait de siestes, même courtes, à l’unisson de la nature engourdie
qui retenait son souffle en attendant un possible zéphyr de fin de journée…Les nuits ont été
plus courtes mais presque toujours scintillantes sous des voûtes étoilées parmi les plus
belles de France, traversées de temps en temps par des étoiles filantes apportant dans cet
océan de torpeur et d’immobilité un éclair de vie, de brillance et d’élan…




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